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Produire du lait bio à l’herbe, c’est possible !

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C’est ce qu’il faut retenir de cet après-midi du 20 décembre 2018 au GAEC de Chante Perdrix à Mazayes. Ce rendez-vous technique porté par le territoire Dômes Hautes Combrailles de la Chambre d’agriculture a rassemblé 38 participants.

Delphine COHADE associée sur le GAEC familial a présenté sa ferme aux participants : 85 vaches sur 113ha tout herbe. 600 000 litres de lait, 3 associés et un salarié. En bio depuis 2017.

Les 16 éleveurs bio présents, pour la plupart en système tout herbe et convertis récemment en bio, savent à quel point il est important de bien gérer l’herbe ! Cet après-midi a été pour eux l’occasion d’échanges et de discussions. Et pour ceux qui n’ont pas encore franchi le pas, cette rencontre a permis d’apporter quelques éléments fondamentaux de la réussite d’un passage en bio !

Conduite du pâturage et valorisation de l'herbe

« Une excellente gestion de l’herbe pâturée et la constitution de stocks fourragers de qualité sont les clés de voute de la réussite de ce passage en bio » nous assure Clémentine LACOUR, conseillère fourrages à la Chambre d’agriculture.
Telles sont les conclusions du suivi des hauteurs d’herbe qu’elle a réalisé en 2018 au Gaec de Chante Perdrix dans le cadre Info prairie et qui a été retracé dans l’Info Pâture BIO.
Une bonne maîtrise : 5 400 litres de lait par ha avec une quantité de concentré cohérente 270 g /litre dans ce système où les agriculteurs souhaitent maintenir un bon niveau de production par vache.
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Conduite du troupeau et résultats techniques

Catherine COUGOUL et Jeremy CRESPY de l'EDE ont fait part de l’évolution des résultats du troupeau avec le passage en bio dans les 47 exploitations adhérentes au contrôle laitier : une production laitière tout à fait honorable (6 000 kg de lait en moyenne par vache) avec tendance à la dégradation des taux cellulaires. Catherine a donc insisté sur la nécessité d’adopter une conduite stratégique des traitements au tarissement afin de limiter le recours aux antibiotiques sans mettre en danger le statut cellulaire des vaches.
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Coût de production

« Un passage en bio... avec au bout du compte une rentabilité améliorée. C’est le constat qui est fait au GAEC de Chante Perdrix. C’est aussi la nette tendance qu’on observe dans les fermes laitières suivies dans le cadre du projet  BioRéférences auquel la Chambre d’agriculture est associée" précise Marie Claire Pailleux, conseillère en agriculture biologique à la Chambre du Puy-de-Dôme. Des revenus plus stables et globalement plus élevés qu’en conventionnel,  appréciés à travers le critère rémunération de l’unité de main d’oeuvre exploitant (UMO e) soit 1.29 SMIC/UMO e.
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La Chambre d'agriculture remercie la famille COHADE et notamement Delphine pour son implication.


Contact :

Equipe bio
04 73 44 45 52
bio@remove-this.puy-de-dome.chambagri.fr