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Gaec de la Forie à St-Genès-la-Tourette

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Retour d'expérience sur une conversion bio bien engagée dans cet élevage bovins lait.

Serge, Corinne (les parents) et Sébastien GILBERT (leurs fils installé depuis 6 ans) élèvent un troupeau de 70 vaches laitières (8 000 L) sur 135 hectares.
Ils sont en bio depuis 2019.

C’est tout naturellement que le passage en bio s’est imposé au GAEC de la Forie. Ce sont les voisins déjà en bio depuis de nombreuses années qui leur ont donné envie et une laiterie intéressée, la Société fromagère du Livradois qui a souhaité développer sa collecte bio. Une opportunité de «répondre à la demande du marché qui plus est locale» et une chance de différenciation avec une plus-value sur le prix du lait attractive.»

Et puis, pour Sébastien, papa d’un petit garçon, ce qu’on va laisser à la nouvelle génération ça compte. «Ne plus utiliser de produits phyto, faire avec son milieu naturel, se remettre en question, mettre en place de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement, c’est motivant !»

Les objectifs de production sont bien définis et les 3 associés sont unanimes : «un troupeau en bonne santé et qui produit », « avant tout l’autonomie fourragère avec des fourrages de qualité » et «toujours des cultures pour produire une partie des concentrés et renouveler les prairies».

«On est confiants avec les cultures : 2 à 3 ans de méteils qui s’intégreront dans une rotation avec des prairies multi-espèces longue durée. On devrait donc se passer facilement des produits phyto. On a la chance de pouvoir utiliser la herse étrille de la CUMA. Pierre le voisin bio est venu nous l’amener... Mon père était un peu réticent ! Mais Pierre a insisté : «si, il faut la passer ! Tu la règles comme ça,  tu avances à cette vitesse..», c’est bien d’avoir ces avis expérimentés !»

«On a sollicité la Chambre d’agriculture au moment de la conversion pour poser des chiffres sur ce projet et savoir où on allait. Tout seul on calcule : tant de litres multiplié par tant d’euros en plus...
ça paraît simple ! Mais avec la conseillère de la Chambre on a pris le temps de compter, de voir ce qui serait impacté et d’envisager les adaptations nécessaires. On a arrêté les bœufs, diminuer les céréales au profit des prairies et on va essayer de maintenir le nombre de vaches.
»

Pour Serge et Corinne, analyser leurs résultats techniques et économiques, se situer par rapport aux autres a toujours été important. Avec Sébastien, on est dans la même veine ! Il a participé à la formation proposée par la Chambre d’agriculture Je pilote mon exploitation laitière bio qui a réuni cet hiver éleveurs laitiers bio expérimentés et nouveaux bio. «On a eu de bons échanges, c’est sans cachotterie et on se questionne sur comment produire à un coût raisonné.»